ECHOS DE MEULAN

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MICHEL RÉMIOT, président de Juziers Dans L'Histoire

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 Merci tout d’abord, monsieur Remiot de recevoir les Echos de Meulan qui vous avaient déjà interviewé en

epav 1996 lorsque Juziers entrait dans le Secteur pastoral de Meulan, puis lors de votre réélection comme maire en 2001 ; aujourd’hui, c’est en tant que président de JDH « Juziers Dans l’Histoire », que nous avons souhaité vous rencontrer

Pouvez-vous tout d’abord évoquer votre parcours de vie ?

Je suis né en 1947 à Argenteuil, alors département de Seine et Oise et j’y ai vécu les dix-huit premières années de ma vie ; à l’école, je préférais le technique et j’ai passé un CAP de chaudronnier. Mais j’avais un rêve devenir pompier et j’ai signé pour trois ans aux « pompiers de Paris », caserne Champerret, cinquième compagnie. Puis ce sera l’usine Renault de Flins, mais toujours dans la sécurité. J’y ai fait toute ma carrière jusqu’à ma pré-retraite en 2004.

En 1968, j’épouse Sylviane, Argenteuillaise comme moi. Nous habitons d’abord à Courbevoie, puis Elisabethville de 1969 à 1977. Nous avons deux enfants : Rodolphe et Fanny et cinq petits-enfants.

Parlez-nous maintenant de votre arrivée à Juziers ?

C’est par une agence conseillée par un ami que nous achetons en 1977 à Juziers notre maison ; c’était la première visitée. Tout de suite, nous aimons notre nouveau cadre de vie et je m’intéresse particulièrement à la vie municipale. En 1983, comme il fallait de nouvelles personnes au sein du conseil municipal, Jean Besch me présente à Michel Ozanne, maire depuis 1971 et, en mars 1983, je suis élu pour six ans et, d’emblée, je me suis retrouvé maire adjoint ; il en fallait cinq et j’avais un avantage : à l’usine, je pouvais gérer mon temps. J’ai alors en charge la sécurité qui était dans mes cordes, mais aussi les fêtes et cérémonies, domaine que je ne connaissais pas et dès le mois de mai, c’était la « fête du pays », donc la nécessité de contacter les forains, domaine inconnu pour moi, qui de plus n’avais aucun dossier sur le sujet ! Peu à peu, j’ai pris de l’assurance.

En 1995, Michel Ozanne ne souhaitant pas se représenter, et bien que je ne voulais pas être en tête de liste…, je me suis retrouvé maire jusqu’en 2008 où je décide de « passer la main ».

Après votre intéressant parcours municipal, abordons si vous le voulez bien votre engagement associatif.

C’est en 2002 qu’est créée l’Association Juziers Dans l’Histoire avec Gérard Bruas, lui aussi membre du conseil municipal, comme président. En tant que maire, je suis membre de droit et découvre peu à peu les huit fondateurs et tout particulièrement ceux qui rédigent le livre sur Juziers car j’avais beaucoup poussé à la rédaction de cet ouvrage qui sortira finalement en septembre 2009. Lorsque Gérard Bruas chargé des travaux publics à la mairie, souhaite se retirer de JDH en 2009, j’en accepte la présidence.

Vous êtes-vous engagé dans d’autres associations ?

Oui, tout d’abord l’AFJ, Association des Festivités juziéroises que j’ai créée afin de simplifier et donner plus d’autonomie à la gestion du budget « fêtes et cérémonies » qui n’était pas simple pour la mairie.

En 1995, j’ai signé la charte du Jumelage « Juziers-East Hoathly and Halland » avec Michel Ozanne alors maire honoraire. Le jumelage a des liens très forts avec la MPT, Maison Pour Tous, association dans laquelle je me suis aussi investi.

Revenons à JDH, que vous pouvez nous dire de son rôle et de son fonctionnement ?

Il y a beaucoup à dire, tout d’abord son but premier : rechercher tout ce qui touche, dans le passé, à la vie de Juziers et de ses habitants et diffuser tout ce que nous collectons à ce sujet. Ce peut être aussi bien dans les archives que grâce à tout ce que nous confient les habitants : leurs souvenirs, divers objets, photos, en un mot un peu de ce que nous avons à cœur de préserver : nos racines. Tout cela permet de faire connaître ce qu’était la vie de notre village autrefois. C’est un héritage collectif à transmettre aux nouveaux arrivés et aux générations futures.

Nos monuments sont aussi l’objet de nos travaux ; ainsi en 2012, nous avons publié une monographie de notre église Saint-Michel dont nous reversons la moitié du prix de vente (10 €) à la « Fondation du Patrimoine » pour la restauration de l’édifice.

Le passé viticole de Juziers m’avait fait souhaiter la plantation d’une vigne pour faire revivre ce patrimoine et ce souhait a pris racine non loin du monument aux morts, au lieudit les Girouards avec la plantation de trois cents pieds de vigne, Pinot noir et Chardonnay. Ceci a pu être réalisé avec le soutien de la municipalité, de la confrérie du Val d’Oise et de son président M. Lerouzic qui a guidé la marche à suivre, sans oublier le Parc du Vexin qui lui aussi a subventionné cette plantation. Le 7 février, cette vigne « Coteau des Girouards » a été solennellement inaugurée par les autorités municipales et départementales, après une messe de la saint Vincent, célébrée dans l’église Saint-Michel. Ce fut une bien belle fête avec le concours de confréries de vignerons en costume, de l’Harmonie de Juziers, de la chorale paroissiale des Mureaux et de nombreux habitants.

Et maintenant pouvez-vous nous parler des projets de JDH ?

Tout d’abord la rédaction d’une monographie sur la vigne à Juziers que nous prévoyons pour la première vendange en 2018 ! Nous continuerons à participer à Juziers à différentes manifestations comme les Journées du Patrimoine et autres, à organiser celles qui touchent tant la culture de la vigne que celles du livre comme nous l’avons déjà fait avec nos ventes d’ouvrages d’occasion, à collecter les objets anciens que j’aime tant restaurer toujours dans le même esprit : « préserver et transmettre ». La municipalité a mis à notre disposition l’ancienne caserne des pompiers qui se prête bien à toutes nos activités comme la conservation de nos archives, la préparation des expositions et qui accueillera prochainement le matériel nécessaire à la vinification dont nous avons la charge.

Que diriez-vous pour conclure ?

Mon souhait est de garder notre esprit d’équipe avec la complémentarité de ses membres, tout en nous ouvrant à d’autres qui apporteront des idées et un savoir-faire nouveau, avec toujours l’envie de transmettre car telle est notre vocation. Ne croyez pas que JDH sclérose ses membres : ceux-ci, malgré le poids des ans, ne cessent d’apprendre, y compris les techniques nouvelles comme l’informatique. Pour en savoir plus, rejoignez-nous sur notre site Internet : www. juziers-histoire.fr.

 

Merci monsieur Remiot de votre accueil. Nous sommes sûrs que votre éclairage tant sur la vie municipale qu’associative, en particulier sur JDH avec toutes ses réalisations et ses projets, intéressera nos lecteurs au-delà même des frontières de Juziers.

 

(Propos recueillis par G. Denisot)


 

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