Un morceau du « bateau de sainte Avoye » dans l’oratoire du nouveau centre paroissial

Un récent article du journal Le Parisien a ému notre comité de rédaction : « Un grand moment : dans les Yvelines, le retour exceptionnel des reliques de saint Gaucher ». L’église de Gargenville a reçu le 15 février, lors d’une célébration en présence de deux évêques, Mgr Crepy, évêque de Versailles et son homologue de Limoges, Mgr Bozo, un nouveau fragment du squelette de saint Gaucher, né au XIe siècle dans les Yvelines.

Notre réaction fut unanime, (peut-être un peu par jalousie ?) Pourquoi pas une relique de sainte Avoye à Meulan, notre nouveau centre paroissial étant placé sous le patronyme de cette sainte ? Mais pour cela, fallait-il encore retrouver le cursus de sainte Avoye, sainte martyre du IIIe siècle, née en Sicile. C’est alors que Jannick, le breton de notre comité, se souvint avoir dans sa jeunesse aux alentours d’Auray suivi le « Pardon de sainte Avoye » à Pluneret. Les recherches immédiatement entreprises nous firent découvrir la chapelle Sainte-Avoye à Pluneret, édifiée au XVIe siècle ainsi qu’une partie de l’histoire de la sainte.

Citons ici Le Télégramme : « sanctuaire très fréquenté, on y invoquait la sainte pour aider les enfants à marcher et pour des vœux concernant la famille. À l’intérieur de l’édifice, la charpente est en forme de carène de bateau renversée. Dans le chœur, une inscription sur les sablières mentionne la date de la pose de la première pierre en 1554. La chapelle abrite une pièce rare : un jubé Renaissance, en bois de chêne polychrome qui sépare le chœur de la nef ».

Ou encore le site « Les saints guérisseurs bretons » y associant la sainte en ces termes : « sainte Avoye dont la personnalité se perd dans les brumes de la légende, aurait abordé en Armorique dans une nacelle de pierre voguant sur les flots ; cet esquif, connu sous le nom de bateau de sainte Avoye, se trouve dans la chapelle ; c’est un bloc de quartz, légèrement creusé en son milieu, ayant l’aspect d’une meule de l’époque mégalithique, mais présentant à la partie supérieure, gravés en creux, trois signes qui affectent, l’un la forme d’une croix à quatre branches égales, les deux autres, celle de lettres grecques, un tau et un gamma.

Pour faire marcher les enfants et leur donner de la force aux jambes, on les assoit dans le bateau, le bas du dos à nu, ou on leur frotte les reins contre la pierre ; on apporte en oblation à la bienheureuse une poule d’une blancheur immaculée ».

Depuis, notre journal a entrepris des démarches afin d’obtenir un morceau de cette pierre qui pourrait rejoindre l’oratoire du nouveau centre paroissial et peut-être faire l’objet d’un sanctuaire identique à celui de Pluneret. Il va de soi que nous avons délégué Jannick pour cette mission en terre bretonne. Les Echos vous tiendront informés de la suite des démarches dans les prochains numéros.

Ci-contre, sainte Avoye de Sicile à Pluneret ainsi que la chapelle portant son nom.

Bruno Gonin

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